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La Dernière Nuit de Molière- G.Ponté

m/sc. Gilbert Ponté
Avec Myriam Allais, Eric Auvray
Gilbert Ponté, Kosta Asmanis, Gilles Teyssier

Création Sedan octobre 2013

En tournée :

Septembre 2014 : Belgique
12 janvier 2015- 8 Février 2015 : Théâtre Douze (Paris)
Mars 15 : Nogent sur Seine
Avril 2015 : Vouziers







 

 

 

Entouré de son ami, confident et médecin Mauvillain et de sa femme Armande, Molière est malade. il vit sa dernière nuit. Très affaibli, il a cependant gardé toute sa vigueur et son regard critique sur le monde du théâtre, la Cour du Roi, les médecins...En touches successives, "La Dernière Nuit de Molière" déroule les souvenirs, les espoirs, les colères, les convictions et les obsessions de l'homme de théâtre, du comédien, du directeur de troupe, mais aussi du mari, de l'hypocondriaque que fut Molière, comique sur scène, tourmenté en privé.

Rôle : Armande, la femme de Molière (sa fille aussi...?)Personnage complexe et multiple, amoureuse de la scène également, elle a besoin de Molière pour vivre...Il est son pygmalion mais aussi son drame car elle n'arrivera jamais à prendre la place de Madeleine, sa mère et première épouse du comédien. Elle aime avec passion, enrage et jalouse son mari, beaucoup plus âgé qu'elle, a un besoin vicéral de plaire pour exister... Elle chante et montre une palette très riche et variée, tantôt extrêmement émouvante ou révoltée, mais aussi rieuse, chanteuse à ses heures...

 


              Eric Auvray(Mauvillain)      Kosta Asmanis (valet)

                                                   Gilbert Ponté (Molière)        Myriam Allais (Armande)



 



Quelques critiques :


Gilbert Ponté nous offre là un spectacle qui risque d’en dérouter certains qui s’attendraient à une reconstitution historique.
Car voilà.
Par delà la réalité de l’Histoire, il veut nous faire toucher du doigt l’intemporalité de Molière qui presque quatre cents ans après sa mort est plus vivant que jamais, il souhaite aussi à l’évidence nous parler de l’art théâtral, du métier de comédien, de ses joies et de ses peines, qui n’ont guère changé en quatre siècles. Et nous raconter aussi Molière, l’homme avec ses emportements, ses désillusions, ses combats, ses défis, ses amours.
Du coup, cela fait peut-être un peu trop, au risque de perdre et de décevoir le spectateur, désorienté par le choix des costumes signés Anne-Marie Molénat, mélange de grand siècle et de contemporain, par la présence sur scène du scénographe Gilles Teyssier, nous montrant les coulisses du spectacle,  et les apparitions ponctuelles du musicien Kosta Asmanis.
Heureusement il y a Gilbert Ponté. Belle voix de basse et diction parfaite,  maniant avec une telle aisance la langue française qu’on a du mal à démêler ce qui lui appartient et ce qu’il a emprunté à Molière,  toujours aussi truculent, insolent et attachant, il campe un Jean-Baptiste Poquelin comme on l’imagine, auteur, comédien, directeur de troupe, hypocondriaque, tour à tour drôle puis émouvant, nous faisant partager ses espoirs et ses colères.
Et aussi Éric Auvray, parfait médecin et, en clin d’œil, caricature de roi Soleil.
Et puis Myriam Allais, attendrissante Armande, amoureuse blessée, jalouse de l’ombre de sa mère, coquette, frivole, révoltée, elle n’est pas seulement comédienne mais aussi chanteuse et nous procure un beau moment d’émotion avec son interprétation de "Mourir sur scène".
La dernière scène est très belle : les trois coups retentissent, le rideau se lève pour ce qui sera sa dernière fois sur Molière assis dans son fauteuil.
E finita la commedia. Mais l’œuvre, elle, est éternelle.
Nicole Bourbon



Hier je suis allé voir une belle version du "Malade imaginaire", l'ultime pièce de Jean-Baptiste Poquelin, et ce soir j'assiste à "La Dernière Nuit de Molière" au Théâtre Douze.
Et une nouvelle fois, quelque soit le mal, le médecin serine : "le poumon...le poumon", au même rythme qu'un pouls qui bat.
Un texte de Gilbert Ponté, qui en fait la mise en scène et joue le rôle de Molière, avec un évident talent et un vrai ton de comédien.
Myriam Allais est Armande Béjart: Elle fait preuve d'une belle voix, avec une interprétation remarquée de "Je veux mourir sur scène".
Eric Auvray est Jean-Armand de Mauvillain, le médecin de molière et aussi un Roi Soleil fugace.
Gilles Teyssier a fait une splendide scénographie, mais je me demande ce qu'il vient faire sur scène...
En revanche, Kosta Asmanis a bien des cordes à sa harpe, musicien, création lumières et une petite figuration en tant que...comédien.
Une soirée, où je retiens le plaisir de revoir sur scène Gilbert Ponté, qui mérite de se faire mieux connaître ! J'ai le sentiment qu'il doit beaucoup aimer Louis de Funès...Il m'a bien fait rire.

Extraits du livre d'or :

"Un spectacle de qualité ou l’interprétation générale est très bonne. Beau travail sur le personnage de Molière…,le discours des comédiens, Molière, Armande, le point de vue qu ils ont voulu partager avec nous sur leur conception du théâtre: comme quoi un bon spectacle ne peut se faire sans un véritable engagement et un don de soi…et ça se voit sur le plateau !! "

"Interprétation excellente d’un texte admirable et…d’actualité !"

"Un délice...une originalité, un subtil mélange de profondeur et de légèreté dans cette pièce interprètée avec talent par des comédiens polyvalents…Du théâtre pur agrémenté de passages chantés (bravo à la comédienne-chanteuse!), une scénographie originale qui montre "l'envers du décor".

"Beau décor, belle lumière, belle mise en scène, belles interprétations... Du théâtre qui fait aimer le théâtre !"

"Quelle fantaisie, quelle émotion...un spectacle complet et original"